300 Francs Serveau

300 Francs

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300 FRANCS SERVEAU

Ce billet de 300 Francs Serveau de la Banque de France Type 1938 a été imprimé du 6 octobre 1939 au 9 février 1939 et mis en circulation à partir du 3 juin 1945.

D’après : une œuvre de Clément SERVEAU, gravé par DELOCHE.

Impression : Marron/Blanc. Lettre (La date n’est pas mentionnée sur le billet), les numéros et les signatures imprimés en noir.

Billet recto : Tête couronnée de feuilles de chêne et d’olivier de la déesse CÉRÈS. En bas, “TROIS CENT FRANCS”, en haut BANQUE DE FRANCE. Dans le coin supérieur droit la valeur faciale 300.

Billet verso : Le dieu MERCURE à la tête ailée. En bas, la valeur faciale 300 et à l’opposé l’article 139 du Code pénal. En haut, BANQUE DE FRANCE au dessus du filigrane.

Dimension : 138 x 88

Filigrane : Profil de MERCURE à gauche en guerrier casqué.

Nombre d’alphabets : 24, auxquels il faut additionner la lettre W qui contient 852 000 billets.

1 Alphabet : 1 000 000 Billets.

Observations : Ce papier monnaie d’une valeur de 300 francs s’écarte, avec cette étonnante valeur faciale, du système métrique décimal voulu par le Gouvernement dans son décret du 18 germinal an III (7 avril 1795) « relatif aux poids et mesures ».

En ce qui concerne la numérotation de cette coupure à la valeur faciale atypique : un seul alphabet de 24 lettres, de « A » à « W ». La lettre « I » n’existe pas et la lettre « W » est positionnée en dernier, donc après la lettre « Z » pour les remplacements des billets erronés et fautés.

Le billet de banque de 300 Francs ne comporte pas de date de création d’indiquée, ni même de numéro de contrôle.

Une seule combinaison de signatures pour cette rare coupure : le Secrétaire Général : Favre-Gilly et le Caissier Général : Rousseau.

Ce billet devait d’abord être d’une valeur de 100 francs, puis de 250 francs, et enfin de 300 francs, « vraisemblablement à la suite d’une boutade » écrit Henri Guitard, qui fut Directeur de la fabrication des billets, dans le livre « Vos billets de banque » en 1963.

La pénurie due à la montée des tensions internationales obligera la Banque de France à utiliser le même papier filigrané que pour le billet de 10 Francs Minerve Type 1915.

La décision de créer ces coupures fut prise en juillet 1938. En raison des graves événements internationaux, il s’agissait pour le Gouvernement de la Banque de créer une réserve de billets d’une valeur jusque là inusitée. En effet, cette curieuse valeur de 300 francs est inédite pour un billet de la Banque de France, même si les français avaient déjà connu en circulation cette valeur faciale avec les assignats de 300 Livres émis à la fin du XVIIIème siècle.

En août 1944, Ce papier monnaie de 300 francs, avec le billet de 5000 Francs Empire Français, faillirent déjà être mis en circulation par la banque afin de payer une partie des indemnités d’occupation que réclamaient les allemands. En effet, ces billets de dits de « réserves » furent envoyés à Nancy dans ce but, mais les allemands les refusèrent car ils savaient que ceux-ci n’avaient pas été émis, et que par conséquent, ils n’avaient aucun pouvoir libératoire.

Les accords de Munich mirent fin, provisoirement, aux inquiétudes générales et il ne fut pas jugé nécessaire d’émettre ces billets de banque. Cepandant, lors de l’échange du 5 juin 1945, afin de ne pas mettre en circulation uniquement des billets de fabrication étrangère, les billets de 300 Francs SERVEAU Type 1938 ainsi que ceux de 5000 Francs « Union Française » ou « Empire Français » Type 1942, gardés en réserve, furent émis.

Ce billet, également désigné sous la dénomination de « 300 Francs Cérès », est intimement lié au billet vert de 3000 Francs Type 1938. Ces deux vignettes, qui ont le même fondement d’impression d’urgence car le stock de billets de la Banque de France diminue trop vite à cause des nouvelles tensions internationales, ont pour objet d’être retirées rapidement dès le réapprovisionnement des valeurs en circulation. Ce sont des billets de « réserve ».

Dès la mise en circulation de ce billet de banque en juin 1945, et par l’entremise de M. Guillet, les élèves de l’Ecole Centrale saisirent l’Académie des Sciences d’une protestation contre la création par la Banque de France d’un billet de 300 francs. Les motifs étaient que cette innovation était contraire au système métrique et que le billet de 300 francs compliquerait beaucoup et inutilement notre comptabilité. En conséquence, les protestataires en réclamaient le retrait immédiat.

En décembre 1949, des faussaires devaient émettre pour plusieurs millions de billets de banque d’une valeur de 300 francs : « La police parisienne, l’inspecteur principal Gouny et ses adjoints, enquêtant sur une émission de faux travellers chèques, les policiers furent amenés à soupçonner un certain Louis Maisonneuve, 32 ans, clicheur, demeurant à Romainville, déjà titulaire d’une condamnation pour vol.
Interpellé sur les lieux de son travail, Maisonneuve démontra qu’il n’était pour rien dans l’affaire des faux travellers chèques, mais on découvrit, dans son placard, des reproductions photographiques du verso du billet de 300 francs.
Conduit à la police judiciaire, Maisonneuve déclara tout d’abord que ces photographies étaient destinées à amuser son enfant. Mais il dû finalement avoué son intention d’émettre, avec plusieurs complices, des faux billets de 300 francs.
À la suite de ces révélations, les policiers appréhendent René Brisseau, 33 ans, photograveur, lequel reconnut avoir effectué les clichés du billet de 300 francs. Afin de trouver un imprimeur, un certain Marceau s’était entendu avec un complice nommé « Léon » qui, jusqu’ici, n’a pu être identifié.
Marceau ayant appris rapidement, par les autres membres de la bande, l’arrestation de Maisonneuve, confia les clichés à Antoine Batt, demeurant au 47, rue Notre-Dame-de-Nazareth à Paris 3ème, 34 ans, qui les cacha dans une cheminée ou ils furent découverts par la police.
Les enquêteurs n’ont pas pu non plus retrouver le stock de papier qui aurait permis aux faussaires de « tirer » pour 10 millions de billets.
Les individus ont été mis à la disposition du juge d’instruction qui a décerné contre eux des mandats d’arrêt. »

Référence : Catalogue FAYETTE N°29

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