L’affaire des faux billets de banque français en hongrie

L’affaire des faux billets de banque français en hongrie

1000 Francs Bleu et Rose

1000 Francs Bleu et Rose

L’AFFAIRE DES FAUX BILLETS DE BANQUE FRANÇAIS EN HONGRIE

Le billet de banque français de 1000 Francs Bleu et Rose Type 1889 a fait l’objet d’une contrefaçon massive dans des circonstances plutôt inhabituelles car de très hauts fonctionnaires, des officiers et des membres de l’aristocratie en sont les principaux protagonistes.

Arrestations, enquêtes et perquisitions sont faites par la police

Paris, 6 janvier 1926. — On mande de Berlin, au Petit Parisien :

A Budapest, depuis hier à midi, une quarantaine de personnes de la plus haute société hongroise sont surveillées par la police, comme suspectes de complicité dans l’affaire des faux billets de banque. Elles ne sont pas encore arrêtées, car elles font valoir des influences politiques.

Cette liste des quarante personnes a été rapportée par un détective français très au courant de toute l’affaire.

Selon le New-York Herald, aujourd’hui même des rumeurs sérieuses impliquent l’archiduc Frédéric, Sa femme Isabella et leur fils Albrecht, dans cette affaire de faux billets.

L’Allemagne Zeitung, après avoir également reproduit ce bruit, écrit : Cela compliquerait sérieusement la situation en donnant de tels complices au prince Windischgratz, qui était le chef des faussaires.

Trois chefs éminents du parti fasciste hongrois seraient également soupçonnés de complicité ; ils sont aussi surveillés de près par la police.

Les fonds étaient destinés a l’association des ultra-nationalistes

Paris, 6 janvier 1926. — Le correspondant du Journal à Berlin reçoit un télégramme de Budapest, disant que le président du Conseil a ordonné de doubler les forces de police, et fait alerter les postes de garde, qui ont patrouillé toute la nuit, sans aucun arrêt, à travers les rues de la capitale.

Le directeur de la police de Budapest, M. Radosky dont on avait annoncé la fuite à l’étranger, est gardé à vue dans sa chambre.

C’est lui qui a procuré au colonel Jankovitz, arrêté à La Haye avec 10 millions de faux billets, un passeport diplomatique, qui permit au faussaire de franchir les frontières.

Aux fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères, qui lui avaient demandé pourquoi il voulait qu’un passeport diplomatique fût délivré au colonel Jankosky, le chef de la police Radosky avait répondu : « Il part pour mon compte accomplir en Hollande une mission secrète très importante. »

Parmi les perquisitions opérées on cite celles, effectuées chez le capitaine Boudadazi et chez le moine Banis, fanatiques nationalistes qui jouèrent un rôle important dans le soulèvement de la Hongrie occidentale contre l’Autriche en 1922.

Un secrétaire d’Aroh Albrecht, protecteur de toutes les associations ultra-nationalistes et revanchardes, qu’on espérait hisser sur le trône de Hongrie à la faveur du coup d’Etat en préparation, et qui devait précisément fiancer l’argent produit par la vente des faux billets de banque français, a été arrêté en même temps que le nommé Eugène Olchvary, dont le frère a été arrêté, il y a deux jours à Hambourg au moment où il s’efforçait de changer des faux billets de mille francs Bleu et Rose Type 1889.

Le ministre de l’intérieur démissionne

Vienne, 6 janvier 1926. — On apprend que l’inspecteur français Benoît est parti à Milan, où s’est réfugié un des complices du prince, le député Ulayn, contre lequel un mandat d’amener a été lancé.

Le ministre de l’Intérieur a démissionné. Le ministre de- la Guerre. M. Osaki est parti précipitamment en voyage ; il a été télégraphiquement avisé d’avoir à démissionner.

Le prince Louis de Windischgratz a subi deux interrogatoires. Dans le premier, il a fait des aveux partiels ; notamment, il a déclaré que le secrétaire Kovacs, lui ayant montré quelques faux billets, qu’il avait trouvés parfaitement imités, lui conseilla de les mettre en circulation. Dans le second interrogatoire, le prince s’est décidé à faire des aveux définitifs. Il a fourni à la police des indications précises, concernant les noms de ses complices. Ceux-ci, dit-il, ont fabriqué les faux billets de banque dans un but patriotique. La chose ne paraît pas absolument exacte. Mais il est absolument certain que l’inculpé a subi depuis trois ans de sérieux revers de fortune. Très joueur, il aurait perdu au casino de Budapest, plus de quinze millions de francs, et à Vienne plus de huit millions.

Le chef de la sureté est arrêté

Budapest, 6 janvier 1926. — M Radozky. chef du service de la Sûreté publique a été arrêté pour complicité dans l’affaire des faux billets de banque français.

La découverte de ce scandale a évité un coup d’état

Pragues, 6 janvier 1926. — D’après les dernières nouvelles reçues par les journaux tchécoslovaques, il se confirme de plus en plus que les faux billets de banque français ont été émis par les irrédentistes hongrois, en relation avec des intrigues monarchistes.

La découverte de ce scandale aurait évité le coup d’Etat qui était sur le point de s’accomplir en faveur du prince Albrecht. Tout était réglé, jusqu’aux derniers détails et la proclamation du nouveau souverain était libellée.

D’après une dépêche adressée de Budapest à un journal, le Bratislava, en outre du comte Csaky, ministre de la Défense Nationale, actuellement en fuite vers la Grèce, les Ministres des Cultes et de l’Instruction Publique M. Kleherber, le Ministre de l’Intérieur Rakowsky, l’évêque Prochaska et le directeur d’une banque importante seraient impliqués dans ce complot monarchiste.

Le prétendant Albrecht aurait d’ailleurs négocié avec le régent Horthy des conditions de son avènement au trône.

A la suite de ces révélations, on s’attend à de nouvelles démissions de ministres hongrois.

On apprend, d’autre part, que l’on a trouvé à l’Institut géographique de l’armée hongroise 3000 faux billets de 1000 francs Bleu et Rose, et que le directeur de cet établissement est gravement compromis ; les policiers français envoyés à Budapest réclament son arrestation.

Le comte Teleki, arrêté, aurait été un germanophile notoire. A l’époque où il était président du Conseil, il préconisait l’alliance de la Hongrie avec le Reich.

D’après certains journaux, le comte Teleki aurait été remis en liberté. Enfin, il résulte de renseignements sûrs que Charles IV au cours de ses dernières équipées, avait voyagé avec un passeport établi au nom de Kovacs, valet de chambre du prince Windischgratz qui vient d’être arrêté à Prague.

Le Préfet de police Nadossy, qui a remis au colonel Yankovitch son passeport diplomatique était le chef occulte du parti albertiste et pourrait avoir facilité la fabrication des faux billets de banque pour favoriser un coup d’Etat en faveur de l’archiduc Albert.

L’arrestation du préfet de police Nadossy a été opérée.

On ignore encore où furent fabriqués les clichés des faux billets français, mais l’arrestation de deux ouvriers de l’Institut cartographique du Ministère de la Guerre et la disparition de l’officier qui le dirigeait semblent désigner cet établissement.

Les policiers français et hongrois arrivent à Milan

Milan, 6 janvier 1926. — M. Benoit. commissaire de la police française, venant de Budapest est arrivé à Milan où sont attendus également MM. Nadosay, chef de la police hongroise, et Czaky, ministre de la Guerre.

Les gouvernements français et tchécoslovaque demandent a être indemnisés

Londres, 6 janvier 1926. — Le correspondant à Vienne du Daily Express se dit informé, de source digne de foi, que le Gouvernement français a réclamé, à la Hongrie, une indemnité de 200 millions de francs-or à titre de dommages et intérêts. On dit aussi que le Gouvernement Tchécoslovaque (dont les devises ont été également falsifiées) se propose d’invoquer l’intervention de la Société des Nations.

Le contrôle des finances hongroises par la S. D. N. a déterminé le parti du « Réveil Magyar » à recourir à la fausse monnaie

Londres. 6 janvier 1926. — Selon le journal socialiste Arbeiter Zeitung, de Vienne, la découverte du complot a empêché le soulèvement du parti du « Réveil Magyar », visant à l’établissement de la dictature sous l’archiduc Albrecht.

Les faux, déclare ce journal, ont été commis parce que depuis que la Société des Nations contrôle les finances de la Hongrie, il était devenu de plus en plus difficile de subventionner le mouvement du « Réveil Magyar ».

Des officiers, des adhérents du Régent, des fonctionnaires, ont été en grand nombre gagnés au complot et on aurait promis à l’amiral Horty en cas de succès, un duché et un domaine princier.

Le rangement des billets de banque

Les billets de la Banque de France se rangent dans un album pour classer les billets de type petit format ou un album de rangement de grande taille.

Album pour billets

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La valeur des billets de banque

Pour connaître la valeur des billets de banque français découvrez le catalogue de cotes : « La cote des billets de la Banque de France et du Trésor ».

La cote des billets de la Banque de France et du Trésor

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